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20.03.2026 11:05 AM
EUR/USD. 20 mars. La BCE est prête à faire face à une crise énergétique

Au cours de la séance de jeudi, la paire EUR/USD a quasiment achevé un rebond depuis le niveau de correction de 127,2 % à 1,1440, s’est retournée en faveur de l’euro et est montée en direction du niveau de Fibonacci de 100,0 % à 1,1577. Un rebond à partir de ce niveau permettrait aux traders d’anticiper un retournement en faveur du dollar américain et un repli vers 1,1440. Une consolidation au-dessus de 1,1577 augmenterait la probabilité d’une poursuite de la hausse en direction du niveau de correction de 76,4 % à 1,1696.

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La situation des vagues sur le graphique horaire reste claire. La dernière vague baissière achevée n’a pas cassé le précédent plus bas, tandis que la nouvelle vague haussière a dépassé le précédent sommet. Ainsi, la tendance pourrait de nouveau s’orienter à la hausse. Les actions de Donald Trump au Moyen‑Orient ont déclenché des opérations militaires de grande ampleur impliquant des dizaines de pays, ce qui a soutenu – et continue de soutenir – le dollar américain en tant que devise « refuge ». Dans l’ensemble, les perspectives restent toutefois plus favorables aux vendeurs qu’aux acheteurs.

Jeudi, la BCE a dressé le bilan de sa deuxième réunion de l’année. À l’image de la Bank of England et de la Federal Reserve, l’autorité monétaire européenne a exprimé son inquiétude au sujet du conflit au Moyen‑Orient et a anticipé une forte poussée de l’inflation. Toutefois, la BCE prévoit une accélération de l’inflation seulement en 2026, puis un retour à la normale en 2027–2028. À long terme, la trajectoire de l’indicateur reste inchangée, selon Christine Lagarde. Le choc lié à la guerre au Moyen‑Orient pourrait se prolonger, mais il ne devrait pas durer plus d’un an. La banque centrale a laissé les taux d’intérêt inchangés, tout en déclarant qu’elle est « prête à agir » si nécessaire. La nature de ces actions est claire : une hausse des taux en cas de flambée trop rapide et trop forte de l’inflation. Christine Lagarde a également annoncé une révision à la baisse des prévisions de croissance économique pour 2026 à 0,9 % en glissement annuel en raison de la crise énergétique. Quant à la crise elle‑même, la BCE se dit prête à tous les scénarios, selon son communiqué final. Ainsi, la BCE a entrouvert la porte à un possible durcissement monétaire en 2026, sans pour autant indiquer explicitement qu’il sera incontournable. Tout dépendra de l’inflation, mais les opérateurs ont interprété les propos de Lagarde comme un « signal hawkish ». Grâce à ces déclarations, les acheteurs ont réussi, pour la première fois depuis un certain temps, à déclencher un rallye impressionnant.

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Sur le graphique en 4 heures, la paire s’est retournée en faveur de l’euro, s’est consolidée au-dessus du niveau de Fibonacci de 100,0 % à 1,1474 et est montée vers le niveau de correction de 76,4 % à 1,1617. Un rebond à partir de ce niveau favoriserait le dollar américain et la reprise du mouvement baissier. Le corridor de tendance descendant continue d’indiquer une domination totale des vendeurs. Une tendance haussière ne deviendra possible qu’après une clôture de l’euro au-dessus de ce corridor. Aucune divergence naissante n’est observée sur aucun indicateur.

Rapport Commitments of Traders (COT) :

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Au cours de la dernière semaine de reporting, les traders professionnels ont clôturé 28 900 positions longues et ouvert 2 454 positions courtes. Le sentiment du groupe « non‑commercial » reste haussier en raison de Donald Trump et de ses politiques, mais ces dernières semaines, nous avons observé une réduction active des positions longues. Le nombre total de positions longues détenues par les spéculateurs s’élève désormais à 266 000, tandis que les positions courtes totalisent 160 000. Les haussiers conservent encore un avantage significatif, mais celui‑ci se réduit rapidement.

Dans l’ensemble, à long terme, les grands acteurs continuent de considérer l’euro avec une confiance notable. Cependant, les événements mondiaux — qui n’ont pas manqué ces dernières années — continuent d’influencer le comportement des investisseurs. Actuellement, l’attention du marché est tournée vers le Moyen‑Orient, où la guerre continue de s’intensifier et de s’étendre géographiquement. À court terme, le taux de change euro/dollar dépendra moins de la politique de la Federal Reserve ou des données économiques, et davantage de la guerre en Iran. Pour l’instant, le dollar américain est le principal bénéficiaire de cette situation.

Calendrier des nouvelles pour les États‑Unis et la zone euro :

Allemagne – Indice des prix à la production (07:00 UTC).

Le 20 mars, le calendrier économique ne comporte qu’une seule publication mineure. Le contexte d’actualité n’influencera pas le sentiment du marché vendredi.

Prévision EUR/USD et recommandations de trading :

La vente de la paire est possible aujourd’hui en cas de rebond depuis 1,1577 avec un objectif à 1,1440. Des positions acheteuses pouvaient être ouvertes sur un rebond depuis 1,1440 avec un objectif à 1,1577, qui a déjà été atteint. De nouvelles opportunités d’achat pourraient apparaître en cas de clôture au‑dessus de 1,1577 avec un objectif à 1,1696.

Les niveaux de Fibonacci sont tracés de 1,1577 à 1,2082 sur le graphique horaire et de 1,1474 à 1,2082 sur le graphique 4 heures.

Samir Klishi,
Analytical expert of InstaTrade
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