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Résumé exécutif : Où se dirige le boom de l’IA ?
La capitalisation du secteur technologique atteint des niveaux record, faisant de l’IA un supercycle macroéconomique. Selon Morgan Stanley et Investing.com, le boom de l’IA représente environ 25 % de la croissance du PIB américain, tandis que des investissements records dans les infrastructures obligent les banques d’investissement à relever leurs prévisions de long terme.
Pénurie de HBM et de puces : La demande pour les puces d’IA et la mémoire à haute bande passante (HBM) de nouvelle génération dépasse l’offre de manière exponentielle. D’après la SIA, les ventes mondiales de semi-conducteurs ont bondi de 25 % sur un an au début de 2026. Yahoo Finance indique que la capacité des leaders du marché est entièrement réservée et que le déficit de matériel se prolongera jusqu’à fin 2027, garantissant des marges élevées pour les fournisseurs.
Redémarrage du secteur énergétique : Le boom de l’IA a déclenché un cycle massif d’investissements dans le secteur des services publics. Goldman Sachs estime que les data centers représenteront environ la moitié de la croissance de la consommation d’électricité aux États-Unis d’ici 2030. Sur cette toile de fond, le carnet de commandes de GE Vernova a atteint 163 milliards de dollars en 2026 et devrait grimper à 200 milliards de dollars d’ici 2027.
Accélération des dépenses d’investissement des entreprises : Les hyperscalers augmentent leurs dépenses de manière agressive. À la mi‑2026, Morgan Stanley a relevé ses prévisions combinées de Capex à 800 milliards de dollars pour 2026 et 1,16 billion de dollars pour 2027. Ces injections de capitaux sont absorbées par les fabricants de puces et les banques d’investissement via des opérations de M&A et des émissions d’obligations.
Réponse : en 2026, les infrastructures capteront des profits exceptionnels ; en 2027, l’expansion mondiale commencera.
La construction de data centers pose les bases d’une restructuration de l’économie mondiale. À moyen terme, ce supercycle se divise en deux phases :
Horizon 2026 (la base infrastructurelle) : Le marché se montre extrêmement exigeant vis‑à‑vis des publications de résultats des Big Tech. La liquidité se concentre fortement chez les fournisseurs de puces, de mémoire, de systèmes de refroidissement et de composants réseau. Les dépenses d’investissement combinées des leaders du marché culmineront à 800 milliards de dollars, tandis que le reste du monde des affaires en est encore à définir les cas d’usage pour le déploiement de ces technologies.
Horizon 2027 (l’expansion mondiale) : Le déficit d’infrastructures s’atténuera et l’attention se déplacera vers la monétisation de l’IA dans les secteurs traditionnels (où les entreprises adoptant l’IA voient leurs marges s’élargir deux fois plus vite que la moyenne du marché). Dans ce contexte, Morgan Stanley s’attend à ce que l’indice S&P 500 bondisse à 8 300 d’ici la mi‑2027, tandis que les Capex liés à l’IA franchiront le seuil de 1,16 billion de dollars.